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Centre de santé et de services sociaux de la Vieille-Capitale
 
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Axe 1 de la programmation de recherche PRISM

Proximité territoriale et communautaire

Les recherches réalisées dans ce premier axe soutiennent une réflexion et une révision des pratiques, afin d’améliorer l’accessibilité des services, de les rapprocher des collectivités et, plus largement, de renforcer l’inclusion des individus et des groupes qui vivent ou sont à risque de vivre de l’isolement, de la marginalité et de l’exclusion sociale. Cet axe couvre également l’organisation des services, leur continuité, leur intégration ainsi que la trajectoire de soins et services expérimentés par un individu ou un groupe d’individus.

Proximité et accessibilité des services aux groupes vulnérables

Un premier ensemble de recherches portent sur l’amélioration de l’accessibilité et la continuité des services pour les populations vulnérables, ainsi que sur l’évaluation de la pertinence, des effets et des impacts des modes d’organisation de services programmes et pratiques visant l’insertion sociale des personnes marginalisées ou leur maintien dans leur milieu de vie. Elles s’intéressent à la capacité des programmes et des interventions à aider les individus et groupes vulnérables à surmonter leurs difficultés, à renforcer, transformer ou compenser les liens et le soutien qu’elles reçoivent, et à les aider à mieux s’insérer ou se maintenir dans la société. Elles sont également attentives aux souhaits des individus de reconstruire leur réseau social sans la médiation des services du CSSS ou de recevoir une aide différente de celle qu’on leur propose, ainsi qu’aux effets pervers des interventions qui peuvent parfois contribuer à renforcer la stigmatisation, l’isolement et la marginalisation. Les recherches aident à comprendre ces dynamiques organisationnelles et relationnelles, ainsi que les effets, les succès et les insuccès des modes d’organisation de services, des programmes et des interventions.

Les travaux de A.-M. Hamelin sur l’insécurité alimentaire en sont un premier exemple. Ces recherches portent sur les déterminants de l’accès aux aliments en tout temps et dans la dignité, sur les orientations des politiques publiques en la matière, sur l’écart entre les besoins des ménages et les interventions, ainsi que sur la pertinence et l’efficacité des pratiques alternatives aux banques alimentaires. L’étude comparative entre différentes politiques de lutte à l’exclusion sociale et des interventions qui en découlent, menée par E. Gagnon se rattache également à cet axe de recherche. Il s’agit ici de comprendre les orientations générales de politiques dans différents pays, la vision de l’exclusion et de ses causes sur laquelle elles reposent, et le type d’intervention auquel elles conduisent ou qu’elles favorisent, avec leurs effets et leurs limites. Les recherches de M. Carrière sur l’organisation, le développement et la coordination des services de santé mentale dans la région de Québec en sont un autre exemple : elles portent sur les conditions d’un arrimage des services. Le projet pancanadien d’évaluation de la qualité des services de santé mentale en 1re ligne, auquel participe D. Aubé, vise à développer un ensemble de mesures pouvant être utilisées dans la pratique pour soutenir les efforts d’amélioration de la qualité. Le projet d’évaluation de l’implantation des cliniques-réseau de la région de Québec, nouvellement entrepris, a notamment pour objectif d’examiner les effets de leur implantation en termes d’accessibilité, de continuité et de qualité des services (Fortin, Gervais, St-Pierre).

Les projets que nous développerons dans les années à venir porteront notamment sur la collaboration intersectorielle (santé, éducation, travail) dans la lutte contre la pauvreté et la marginalisation, sur l’implantation d’un projet visant à créer un environnement favorable à la sécurité alimentaire, ainsi que sur l’élaboration d’un outil facilitant l’application des orientations gouvernementales en matière d’alimentation. Ils porteront également sur le travail en réseau, sur le monitorage évaluatif des projets cliniques sous la responsabilité de l’établissement, sur le suivi informatisé des clientèles, sur l’évaluation des technologies et, selon une perspective régionale, sur les différents modèles d’organisation de services en CSSS.

Connaissance des dynamiques sociales favorisant l’exclusion et l’inclusion

Un second ensemble de recherches, autour de la proximité territoriale et communautaire, visent à mieux comprendre les dynamiques sociales qui fragilisent les individus, accroissent la pauvreté et conduisent à la marginalisation, et celles, au contraire, qui leur assurent une protection et un accès aux différentes formes de soutien et de ressources. Ces études s’intéressent aux conditions de vie de personnes les plus pauvres, au soutien social et à l’appartenance au milieu local.

S’inscrivent dans cette perspective, les recherches menées par G. Paquet en collaboration avec l’INSPQ (au sein d’une équipe dirigée par M. De Koninck, Université Laval) portant sur les déterminants structuraux et sociaux des inégalités de santé. Après avoir mis en évidence des écarts de santé importants entre différents territoires de la région de Québec (ruraux et urbains; plus riches et plus défavorisés), l’équipe entreprend maintenant d’approfondir la compréhension des facteurs de risques et de protection quant à la genèse et la réduction de la pauvreté et de l’exclusion sociale et d’accès aux ressources matérielles et sociales. La recherche entreprise par L. Gélineau visant à mieux connaître les facteurs qui contribuent à l’entrée des femmes dans l’itinérance ainsi que les stratégies de survie développées sont un autre exemple; les résultats de cette recherche en cours permettront de développer des politiques, services et interventions plus efficaces et appropriés pour lutter contre l’itinérance des femmes. L’étude menée actuellement par M. McCubbin sur le rétablissement, l’appropriation du pouvoir et l’inclusion sociale chez des personnes ayant des symptômes apparentés à la schizophrénie vise à connaître les facteurs facilitant ou entravant le processus de rétablissement de ces personnes vivant dans la communauté. Mentionnons enfin l’étude d’H. Provencher sur le rôle du travail dans le rétablissement des personnes souffrant de problèmes graves de santé mentale.

Dans les prochaines années, nous souhaitons continuer à dresser un meilleur portrait des situations de pauvreté, basé sur de solides indicateurs, et à améliorer notre compréhension des processus d’exclusion. Des projets sur le logement et le maintien en emploi des personnes souffrant d’un problème de santé mentale sont également en développement.

Dernière modification effectuée le 24 novembre 2011

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