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Programmation de recherche
du CSSS de la Vieille-Capitale : Proximité et recherche
sur les interventions, les services et leurs modalités
(PRISM)
Version complète de la programmation (PDF, 600.67 ko)
La proximité se présente
aujourd’hui comme un moyen et une réponse aux
difficultés et défis que connaît la
gestion publique (Le Bart et Lefebvre, 2005) et de manière
plus spécifique les services sociaux et de santé
(MSSS, 2000). Rapprocher les services de la population et
des usagers permet en effet une meilleure accessibilité
et une réponse plus adéquate à leurs
besoins : prise en compte de leur point de vue, personnalisation
des modes d’intervention, offre de service plus respectueuse
des personnes, etc. Des moyens mis en œuvre pour y
parvenir, dépendent largement de la qualité
des services ainsi que le succès des interventions,
l’engagement des intervenants et leurs relations avec
les usagers.
La programmation de recherche que s’est
donnée le CSSS de la Vieille-Capitale porte sur les
impératifs de cette proximité, sur la manière
dont on peut en actualiser les différentes formes
(territoriale et communautaire, relationnelle, participative
et décisionnelle), sur l’effet de ces dernières
quant à l’amélioration des services
et la rencontre des enjeux pesant actuellement sur le système
de soins. Cette programmation est au cœur des missions
de notre établissement considérant que celui-ci
dispense ses services dans ou près des communautés
et des milieux de vie des personnes, ce qui constitue l’essence
même de la proximité. Ces services offerts
en 1ère ligne reposent sur des interventions directes,
moins « spécialisées » quoique
faisant appel à une expertise particulière.
Cette programmation a également
pour cibles la situation des individus et des groupes visés
par les services, l’analyse des conditions dans lesquelles
les services sont donnés, l’évaluation
des pratiques et services, les modes de participation ainsi
que le développement et le soutien d’intervention
de proximité de pointe.
D’une consultation élargie
à un consensus régional
La nouvelle programmation PRISM prolonge
et élargit la précédente (2002-2007)
portant sur l’intégration sociale et les interventions
visant à prévenir la précarité,
l’isolement et la marginalisation. Elle est toutefois
une première en contexte de CSSS et doit conséquemment
tenir compte des responsabilités maintenant dévolues
à ce type d’établissement. Il est question
notamment de l’approche populationnelle désormais
mise de l’avant, de l’animation des réseaux
locaux de services et de la coordination des projets cliniques
avec ses partenaires.
Cette programmation est le fruit d’une large consultation
réalisée sur 18 mois tant à l’interne
de l’établissement qu’à l’externe
auprès de ses principaux partenaires. D’abord
animé par un comité de révision (Gagnon,
responsable, Drouin, Gélineau, Gervais, Jauvin, LaRue,
McKay), le processus de consultation a permis de rencontrer
des représentants du secteur de la recherche puis
des différents milieux de décision et de pratique
de l’établissement. Ainsi l’ensemble
des directions de programmes-soutien (Direction générale
adjointe, qualité, pratiques professionnelles et
communications, Direction des soins infirmiers, Direction
des ressources humaines, Direction des ressources financières
et informationnelles, Direction des services techniques
et d’hôtellerie) et des directions de programmes-services
(Direction des services professionnels et hospitaliers,
Direction de la santé mentale, de l’enfance
et de la jeunesse, Direction du soutien à domicile)
du CSSS de la Vieille-Capitale ont eu l’opportunité
de faire évoluer la programmation.
La programmation PRISM s’inscrit
également dans la foulée de l’orientation
stratégique #4 de l’établissement (2007-2012)
qui reconnaît la recherche comme étant un levier
essentiel pour assurer le développement de l’expertise,
de l’innovation et du soutien aux meilleures pratiques
de 1re ligne. Il est ainsi acquis que l’amélioration
de la santé et du bien-être de la population
du territoire passe notamment par le développement
et la valorisation de la recherche en santé et services
sociaux dans la communauté. L’approche de partenariat
largement utilisée par l’équipe de chercheurs,
les interfaces créées pour faciliter le partage
des résultats issus de la recherche ainsi que les
conditions mêmes de réalisation des recherches
s’avèrent des facteurs clés de succès.
Cette consultation s’est également
étendue aux principaux partenaires de l’établissement
dont les autres CSSS de la région (Charlevoix, Grand-Littoral,
Portneuf, Québec-Nord). Parallèlement, des
présentations et discussions ont eu lieu avec les
membres du Comité stratégique sur le développement
de la mission universitaire, du Comité consultatif
sur le renouvellement de la désignation universitaire,
du Forum des partenaires du CSSS de la Vieille-Capitale
et auprès des directeurs d’UMF associées
au CSSS de la Vieille-Capitale. Comme en témoignent
les lettres et résolutions produites en ce sens (réf
: pièces jointes), la programmation de recherche
du CSSS de la Vieille-Capitale fait actuellement l’objet
d’un large consensus régional. Cette programmation
a été reconnue comme étant inclusive
et porteuse des enjeux et défis qui caractérisent
actuellement la 1re ligne dans la région
de Québec. Elle s’appuie sur une reconnaissance
de l’expertise développée par l’équipe
de recherche du CSSS de la Vieille-Capitale et sur une anticipation
positive au plan régional des retombées liées
à la réalisation d’activités
de recherche découlant de cette thématique.
Mentionnons finalement la complémentarité
de la programmation PRISM avec ce qui est proposé
par les autres CAU-CSSS de la province. En effet, les programmations
de recherche du CSSS Bordeaux-Cartierville-St-Laurent (soutien
aux familles en transformation), du CSSS Cavendish (vieillissement
comme processus social), du CSSS de la Montagne (la 1re
ligne en contexte pluriethnique), du CSSS Jeanne-Mance (inégalités
sociales, discriminations et pratiques alternatives de citoyenneté)
et du CSSS de Sherbrooke (empowerment et processus de changement)
révèlent des zones spécifiques ainsi
que des zones de complémentarité avec la programmation
du CSSS de la Vieille-Capitale. Ces dernières pourront
être davantage investies dans le futur par des partenariats
de recherche. Cela permettra de faire avancer certains thèmes
de recherche communs et de se doter d’une plus grande
force de recherche en santé et services sociaux dans
la communauté et en accord avec les nouveaux mandats
dévolus aux CSSS.
La proximité et le devenir
des services
Transformations des services et
enjeux de la proximité
Les services sociaux et de santé de 1re
ligne font face à des difficultés et des défis
nombreux qui se retrouvent au cœur de la plus récente
transformation du réseau de la santé et des
services sociaux caractérisée, notamment,
par la création des CSSS et la mise en place des
réseaux locaux de services. Devant la persistance
de la pauvreté, des inégalités de santé,
des phénomènes d’exclusion et de marginalisation,
de nombreux programmes et interventions ont été
mis en place afin d’en atténuer les effets,
de combler certains manques, de réduire l’isolement
des individus et de favoriser leur insertion. Or, ces programmes
et services ne rejoignent pas toujours les groupes qui en
ont le plus besoin, en raison de barrières géographiques,
culturelles ou économiques, ce qui, paradoxalement,
contribue à accroître les inégalités
que l’on cherchait à atténuer. Cet écart
dans les objectifs recherchés exige une révision
constante des manières de faire. On sait l’importance
des réseaux d’échanges et de sociabilité
dans la prévention et la solution des problèmes
sociaux et de santé, mais l’on s’interroge
toujours sur la manière dont les services publics
et communautaires peuvent renforcer les solidarités
(Boucher et Favreau, 2000), les échanges et le soutien,
réduire l’isolement et la marginalisation.
De plus, plusieurs des programmes-services offerts en 1re
ligne le sont à travers des stratégies de
démarchage (reaching out) qui impliquent
la capacité d’identifier et de rejoindre précocement
les clientèles cibles avant même qu’elles
n’aient manifesté des demandes spécifiques
(ex. : services intégrés en périnatalité
et petite enfance, services intégrés de dépistage
et de prévention des infections transmises sexuellement
et par le sang). Ces stratégies n’ont pas toujours
l’efficacité voulue, particulièrement
auprès des clientèles vulnérables (ex
: toxicomanes, itinérants, jeunes mères de
milieux défavorisés) et présentent
des défis particuliers, aussi bien pour les intervenants
que pour les gestionnaires.
Les services d’aide et de soins se butent encore
à d’autres difficultés. L’accessibilité
à certains services demeure problématique
(accès à un médecin de famille, listes
d’attente dans différents programmes, etc.).
Souvent, les services manquent aussi de continuité
: les établissements, les programmes et les intervenants
n’arrivent pas toujours bien à se coordonner.
Les changements fréquents de personnel nuisent aussi
à la continuité des soins. La durée
parfois trop courte des interventions ne permet pas d’assurer
le suivi nécessaire à un changement durable
de la condition des personnes. Les services, en outre, ne
sont pas toujours ajustés aux besoins et à
la situation particulière des individus sans ignorer
que l’on intervient de plus en plus dans leur espace
domestique et intime. Il faut souvent travailler avec les
proches dont la contribution dans le soutien des personnes
âgées ou malades est plus que jamais essentielle,
en même temps que limitée (disponibilité,
compétence, isolement, conflits). Le partage des
responsabilités ne va pas de soi. On reproche également
aux services d’être impersonnels, de ne pas
toujours garantir le respect de la dignité et de
l’autonomie des personnes, d’être insuffisamment
à l’écoute et de négliger la
confiance nécessaire entre les intervenants et les
usagers. L’intervention auprès des personnes
en difficulté est par ailleurs exigeante, parfois
épuisante, pour les soignants et demande des compétences
techniques et relationnelles diverses dans un contexte où
le manque de ressources est devenu criant. Les transformations
des rapports sociaux au travail (conditions de travail,
précarité ou manque de personnel, reconnaissance
de l’autonomie et de l’expertise, etc.) obligent
aussi à repenser l’organisation et l’encadrement
des soignants et intervenants. En somme, la relation entre
les usagers et les intervenants est complexe, en même
temps qu’elle est soumise à de nombreuses contraintes
(ressources, temps, règles et procédures).
Sur un tout autre plan, la plus grande implication des
usagers et des citoyens dans la chose publique a également
changé les relations intervenants/usagers et les
rapports État/citoyens. Les usagers veulent être
consultés sur les soins et les services qu’ils
reçoivent tandis que les citoyens et les communautés
souhaitent désormais participer aux décisions
touchant l’organisation des services. Ils ne se sentent
pas suffisamment informés sur les services disponibles,
les traitements et les changements apportés dans
l’organisation des soins. Les groupes communautaires,
partenaires dans l’aide et le soutien aux personnes
malades ou en difficulté, veulent aussi être
plus étroitement associés aux décisions
et voir leurs compétences et autonomie reconnues.
Cela exige un renouvellement des formes de concertation,
de participation et de prises de décision, et une
collaboration plus étroite, là encore, entre
les intervenants, les groupes et les usagers.
Une plus grande proximité des acteurs et des services
apparaît donc à la fois comme un moyen et une
réponse aux difficultés rencontrées
dans le système de soins et aux défis qu’il
doit relever (MSSS, 2000). Dans les plus récentes
réformes et réorganisations des services publics,
comme dans les nouvelles pratiques d’intervention
y compris la valorisation des modes de participation, on
favorise le rapprochement des services avec la population
et les usagers (Nonjon, 2005). La notion de proximité,
aujourd’hui largement diffusée dans les textes
de loi, les documents ministériels, les analyses
critiques du système de santé, l’évaluation
des pratiques et la conception de nouveaux modes d’intervention,
traduit bien cette volonté de rapprochement.
Trois grandes formes de proximité sont plus intensivement
recherchées par le système de soins, au Québec,
chacune d’elle répondant à des enjeux
et objectifs particuliers – bien qu’étroitement
liés :
- La proximité territoriale
et communautaire. Il s’agit ici d’organiser
et de rapprocher les services du milieu de vie des personnes,
de les adapter aux besoins des communautés et des
groupes visés (entre autres MSSS, 1998, MSSS, 2001,
MSSS, 2004). Ultimement, le but recherché ici est
de permettre aux individus de demeurer dans leur milieu
de vie ou de mieux s’y intégrer, de réduire
leur isolement et leur marginalité tout en renforçant,
au besoin, les solidarités, la sociabilité
et les échanges autour d’eux (ex. : cuisines
collectives, entraide, aide domestique)
- La proximité relationnelle.
Celle-ci porte plus spécifiquement sur la relation
de service (entre autres MSSS, 2007, MSSS, 2002, CQLC,
2000). Il s’agit de revoir la manière dont
les services sont donnés et l’aide apportée,
et ce, pour mieux répondre à la complexité
et aux difficultés de l’intervention. La
proximité doit permettre d’offrir une aide
plus personnalisée, davantage respectueuse de l’autonomie
et de la dignité des personnes et de leurs proches.
Elle doit également permettre de fournir un meilleur
appui aux familles et aux proches en améliorant
la coordination entre les divers acteurs impliqués
dans le soutien aux personnes malades et en difficulté,
en prenant compte de leur situation, de leur point de
vue, de leurs aspirations et de leurs compétences.
- La proximité participative
et décisionnelle (entre autres MSSS, 2006,
CSBE, 2004). La transformation des modes de gouverne et
de concertation dans le système de santé
et la valorisation du rôle d’usager exige
désormais la mise en place de différentes
instances de participation aux décisions tant celles
qui concernent l’usager lui-même (plan de
service, soins, dépistage et prévention
que celles qui impliquent l’ensemble des acteurs
et partenaires du réseau (y compris les usagers)
dans la définition des orientations et des modes
d’organisation des services.
La mission des CSSS et les enjeux
de la proximité
Ces différentes formes de proximité sont
aujourd’hui valorisées et recherchées
dans les services sociaux et de santé. Dès
leur création, les CLSC poursuivaient un idéal
de proximité, par leur implantation locale et le
développement d’approches communautaires. La
récente création des CSSS (qui intègrent
les CLSC) vise en grande partie à accentuer ce parti
pris pour la proximité des services. La mission CLSC
qui est la porte d’entrée dans le réseau
offre une gamme étendue de services de 1re
ligne dans ou près des milieux de vie des personnes.
Ces services se veulent accessibles et adaptés aux
besoins de la population : services de soutien à
domicile, suivi dans la communauté des personnes
souffrant de problèmes de santé mentale, hébergement
institutionnel des personnes en perte d’autonomie,
soutien aux familles en difficulté, programmes de
prévention/promotion de la santé, médecine
de famille, actions communautaires et soutien au développement
de réseaux d’entraide. Les CSSS ont aussi la
responsabilité de l’animation d’un réseau
local de services sur leur territoire et la coordination
de projets cliniques [cf : démarche de planification
clinique et organisationnelle de services en vue d’améliorer
l’état de santé en lien avec une problématique
de spécifique] avec l’ensemble de leurs partenaires
: groupes communautaires, cliniques privées, municipalités,
écoles, etc. Leur niveau d’intégration
administrative variable (présence ou non du volet
des services hospitaliers, présence ou non de services
de réadaptation, etc.) et leurs structures souvent
multiformes posent d’importants défis d’accessibilité
et de continuité des services. Pour certains CSSS,
l’intégration des unités de médecine
familiale (UMF) et la création des groupes de médecine
de famille (GMF) appellent une meilleure coordination des
services médicaux. La prévention en santé
physique et mentale doit se faire en collaboration avec
la Direction régionale de santé publique et
d’autres partenaires locaux. Les CSSS ont aussi une
responsabilité et une imputabilité vis-à-vis
des usagers et de la population et doivent offrir des services
qui permettent leur (élaboration du plan de services,
que ce soit en hébergement, dans les soins à
domicile, en clinique médicale ou pour le suivi dans
la communauté). Autant de défis, en somme,
faisant appel à plus de proximité sur le plan
territorial, intersectoriel et relationnel.
Parties intégrantes des CSSS, les centres d’hébergement
et de soins de longue durée (CHSLD) doivent pour
leur part devenir de véritables milieux de vie, où
les résidents se sentiront bien, respectés
et en sécurité. Les CSSS sont aussi appelés
de nouvelles interventions de type communautaire mobilisant
les collectivités autour d’enjeux de développement
local et à agir sur des déterminants de la
santé et de bien-être (ex. : la pauvreté).
Leurs interventions exigent une constante réflexion
sur les dimensions éthiques de l’intervention,
notamment sur le partage des responsabilités d’aide
et de soins entre les intervenants, l’usager et ses
proches (ex. : suivi des personnes souffrant de problèmes
de santé mentale), sur l’expérience
de l’échec et le sentiment d’impuissance
parfois vécus par les intervenants, sur l’autonomie
réelle que l’intervention reconnaît ou
procure à l’usager, etc. Enfin, on ne saurait
ignorer que les équipes de travail doivent aussi
être soutenues dans les changements qui sont à
se mettre en place, car ces derniers entraînent une
modification dans leur manière de faire, l’ajout
de nouvelles approches et tout cela sans accroître
leur charge déjà très lourde, ni réduire
leur autonomie. Travailler en proximité demande du
temps, des ressources, de la formation et de l’imagination.
Les initiatives et réalisations en ce sens sont déjà
nombreuses au CSSS de la Vieille-Capitale; il faut maintenant
les évaluer, les améliorer et en développer
de nouvelles.
Par ailleurs, si la nature et la diversité des
problèmes sociaux et de santé, auxquels les
CSSS doivent répondre, rendent les approches de proximité
plus nécessaires que jamais, elles les rendent aussi
plus difficiles (Lachapelle, 2004). La population du territoire
du CSSS de la Vieille-Capitale, par exemple, comprend une
bonne proportion de personnes âgées de plus
de 65 ans dont le réseau naturel d'entraide et de
soutien est insuffisant, de familles aux prises avec des
difficultés multiples et de personnes connaissant
une insertion sociale et professionnelle difficile et précaire.
Elle comprend également des personnes vivant un problème
de santé qui réduit significativement leur
autonomie (ex. : troubles mentaux graves, maladies chroniques),
un grand état de solitude ou de souffrance, ou encore
qui sont à risque d’exclusion ou de marginalisation
sociale en raison de conditions de vie précaires
(ex. : itinérance, toxicomanies, faible réseau
de soutien social, exclusion du marché du travail
et pauvreté, perte d’autonomie prolongée
aux plans physique ou psychique). En outre, le territoire
et le profil des populations desservies varient beaucoup
d’un CSSS à l’autre, et il faut adapter
les programmes et les services en conséquence. Accroître
la proximité dans un territoire en grande partie
rural, comme celui du CSSS de Portneuf ou de Charlevoix,
présente des défis particuliers : dispersion
de la population, distances importantes, concentration en
ville de certains groupes vulnérables, etc.
Comprendre la proximité
et ses enjeux
La programmation de recherche que s’est donnée
le CSSS de la Vieille-Capitale vise à mieux comprendre
en quoi et comment la proximité permet de répondre
aux difficultés et défis des services de 1re
ligne et aux enjeux qu’ils soulèvent. Quelle
forme donnée à la proximité? Quels
objectifs poursuivre, avec quels moyens, avec quelles contraintes,
et pour quels résultats? Ces formes de proximité
améliorent-elles l’accès aux services?
Réduisent-elles l’exclusion? Permettent-elles
de mieux répondre aux besoins et d’améliorer
la relation d’aide et de soin? La programmation vise
à éclairer ces enjeux et répondre à
ces questions de différentes façons : par
une meilleure connaissance de la situation, des besoins
et des aspirations des individus, des groupes et des communautés
visés par les interventions, par l’analyse
du fonctionnement et de l’organisation des services,
par l’évaluation des anciennes et nouvelles
formes d’intervention, des programmes, ainsi que des
modes de gestion et de participation, par un soutien à
la conception, la mise en œuvre et la diffusion de
pratiques novatrices, dont elle évalue les présupposés,
les conditions d’implantation et les retombées.
En appui aux intervenants et gestionnaires du CSSS et de
ses partenaires, la programmation favorise également
la reconnaissance et la prise en compte des besoins, des
savoirs et des aspirations des usagers et des différents
groupes sociaux. Les recherches que réalise l’Équipe
PRISM permettent en effet de mieux comprendre les enjeux
de la proximité, dans leurs dimensions structurelles,
interactionnelles et expérientielles (image de soi,
souffrance, etc.). Souvent multidisciplinaires, elles intègrent
à la fois les aspects sociaux et de santé.
Le programme de recherche comprend trois axes qui disposent
d’un potentiel important d’effet structurant,
de mobilisation et d’accroissement de la capacité
de recherche. Chacun de ces champs thématiques contient
également de façon transversale, une capacité
de formation et de développement de connaissances
ainsi qu’une capacité d’amélioration
des pratiques et de développement de pratiques de
pointe. L’évaluation est également une
composante commune à ces trois axes.
Ces axes de recherche renvoient aux trois principales
formes de proximité recherchées par les services
sociaux et de santé :
- La proximité territoriale
et communautaire
- La proximité relationnelle
- La proximité participative
Trois axes, trois formes de proximité, trois types
d’enjeux distincts, mais aussi fortement liés.
Par conséquent, si un projet de recherche dans le
cadre de la discussion qui suit est inscrit dans un seul
de ces axes, sous plusieurs aspects, il éclaire également
les questions et enjeux d’un autre axe. La recherche
et l’intervention tirent d’ailleurs profit de
la comparaison et de la confrontation des analyses produites
à l’intérieur de chacun de ces axes.
Dernière modification effectuée le 9 août 2010
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