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Centre de santé et de services sociaux de la Vieille-Capitale
 
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Le territoire du CSSS de la Vieille-Capitale
et sa population

[Extrait du document Vision et orientations stratégiques 2010-2015]

Notre établissement offre des services à une population de plus de 290 000 personnes, ce qui en fait l’un des plus importants réseaux locaux de services au Québec. Son territoire, majoritairement urbain, s’étend de Limoilou à Saint-Augustin-de-Desmaures, avec comme limites le fleuve Saint-Laurent au sud et les contours géographiques de la Haute-Saint-Charles, de Charlesbourg et de Beauport au nord. Cinq arrondissements de la ville de Québec, soit La Cité, Laurentien, Les Rivières, Limoilou et Sainte- Foy-Sillery, et deux municipalités distinctes, L’Ancienne- Lorette et Saint-Augustin-de-Desmaures, en font partie.

Carte du territoire du CSSS de la Vieille-Capitale

Carte du territoire avec correspondance des codes postaux (PDF, 277ko)

Une vingtaine de quartiers y sont répartis. Près de la moitié de la population vit dans les arrondissements de Sainte-Foy–Sillery et Laurentien qui ont connu une forte augmentation de la population immigrante au cours des dernières années. La population présente une structure d’âge qui en fait une population plus âgée que celle de la région. En effet, les jeunes de moins de 18 ans représentent environ 16% des résidents alors que la proportion des personnes de 60 ans et plus s’élève à 21%.

La répartition des groupes d’âge démontre que les jeunes de 0 à 17 ans sont plus nombreux à l’ouest, dans l’arrondissement Laurentien, que partout ailleurs sur le territoire, la proportion de ce groupe d’âge se chiffrant à 25% à cet endroit. Dans Les Rivières, cette proportion passe à 18%, alors que dans La Cité et dans Sainte- Foy–Sillery, elle est souvent inférieure à 10%.
Pour les aînés, les pourcentages les plus élevés se trouvent dans l’arrondissement de La Cité, où les quartiers de Saint-Sacrement, de Saint-Sauveur et de Montcalm présentent des taux allant de 29 à 37%. Dans les quartiers de Pointe-de-Sainte-Foy, de Sillery et de Saint-Louis, les proportions de personnes de 60 ans et plus s’élèvent à plus de 25%.

Enfin, l’arrondissement des Rivières compte plusieurs quartiers qui regroupent des concentrations de plus de 20% de gens âgés.

Les disparités et la défavorisation sur le territoire

De manière générale, au plan des conditions de vie, le territoire de notre établissement présente un profil satisfaisant, relativement semblable à celui du territoire de la Capitale-Nationale.

La situation matérielle, assez favorable, est nuancée cependant par des indicateurs de défavorisation sociale un peu plus contraignants : les personnes seules, les personnes séparées, divorcées ou veuves et les familles monoparentales y sont plus nombreuses, proportionnellement, que sur l’ensemble du territoire de la Capitale-Nationale.
Malgré des statistiques d’ensemble plutôt intéressantes au plan socioéconomique, notre territoire est cependant marqué par d’importantes disparités quant aux conditions de vie des résidents. Il présente en effet près de 30% de secteurs lourdement affectés par plusieurs facteurs de défavorisation. Plusieurs d’entre eux sont concentrés dans les quartiers centraux (Basse-Ville, Limoilou, Vanier). Quelques-uns sont également localisés dans certains quartiers de la Haute-Ville et de Sainte-Foy.

Le profil par arrondissements démontre des situations particulièrement difficiles, notamment dans Limoilou, où les indicateurs de défavorisation présentent des écarts importants par rapport à la moyenne du territoire du CSSS en ce qui concerne le taux d’occupation en emploi des adultes, les personnes sans diplôme d’études secondaires, le revenu moyen par personne, les personnes seules et les familles monoparentales.

Les quartiers de Saint-Roch et de Saint- Sauveur de l’arrondissement de La Cité ainsi que le quartier de Vanier de l’arrondissement des Rivières présentent également plusieurs signes de vulnérabilité. Par rapport à l’ensemble du territoire de notre établissement, le revenu moyen par personne dans Saint-Sauveur est de 10 000 $ inférieur, le taux de faible scolarité dans Vanier est doublé, tout comme la proportion de personnes seules dans Saint-Roch.

Les impacts sociosanitaires

La défavorisation trace des disparités géographiques et marque le portrait de santé des personnes résidant sur notre territoire. Plusieurs données sociosanitaires qui se situent dans la moyenne pour l’ensemble du territoire doivent être considérées avec nuance selon les divers milieux de vie.

Ainsi, bien que, pour le territoire de notre établissement, le taux de nouveaux cas de prise en charge dans le cadre de la Loi de la protection de la jeunesse n’excède que légèrement ceux de la région et de la province, il est multiplié par trois dans le secteur Basse-Ville–Limoilou–Vanier.
D’autres données percutantes viennent confirmer les liens importants existant entre les milieux de vie et l’état de santé de la population. Par exemple, l’espérance de vie à la naissance d’un citoyen de Sainte-Foy–Sillery–Laurentien est de 83,2 ans, alors que celle d’un résident de la Basse- Ville, de Limoilou ou de Vanier n’atteint que 76,6 ans.

L’écart quant au nombre d’années de vie en bonne santé est également significatif, celui entre les arrondissements de Sainte-Foy–Sillery et de Limoilou atteignant pratiquement 10 ans de différence. Le taux de mortalité par suicide des quartiers de la Basse-Ville, de Limoilou et de Vanier demeure très préoccupant, surpassant la moyenne régionale.

Les problèmes de santé mentale sont aussi très présents sur notre territoire, tel que le démontre l’état de situation réalisé au plan régional. Enfin, il faut souligner le manque de logements sociaux et les problèmes de sécurité alimentaire.

Envisagée globalement, la pauvreté est synonyme d’isolement et de marginalisation sociale. On parle de déficit de participation à la vie collective, d’exclusion des personnes, de faible sentiment d’appartenance, de repli sur soi individuel et collectif.

Les données sociosanitaires du tableau démontrent clairement les disparités sur le plan socioéconomique et sur le plan de l’état de santé des individus et des communautés qui habitent le territoire de notre établissement. Cette réalité commande une répartition équitable des ressources de même qu’une organisation de services qui ne pourrait s’actualiser sans des équipes d’intervenants ayant développé, au cours des années, des pratiques adaptées à l’offre de service de première ligne.

Les résidents en centre d’hébergement

Plusieurs caractéristiques des personnes hébergées au Centre de santé et de services sociaux de la Vieille- Capitale se comparent ou dépassent les données provinciales. On remarque notamment :

  • L’évolution significative des diagnostics de déficits cognitifs. Aux troubles cognitifs s’ajoutent parfois des comportements perturbateurs : 13% des résidents de notre établissement présentent ces deux diagnostics ;
  • Certains résidents ont des troubles graves du comportement liés à leur diagnostic psychiatrique auxquels s’ajoutent les problèmes liés au vieillissement ;
  • Le cumul de problèmes graves de santé physique ;
  • L’augmentation des personnes âgées de 85 ans et plus. Plus une personne avance en âge, plus sa perte d’autonomie augmente ;
  • La présence de personnes âgées de moins de 65 ans dont la majorité souffrent d’incapacités importantes et de pathologies complexes.

Ces données illustrent bien le double défi qui se pose au personnel des centres d’hébergement, soit celui d’offrir un milieu de vie de qualité tout en offrant des soins de plus en plus complexes.

 

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